Palier 3 · Leçon 73 sur 88
Honnêteté et droits : ce qu'on ne fait pas avec une image
À faire
Cette leçon vient plus loin dans le programme
Vous pouvez l'ouvrir maintenant si c'est elle qui répond à votre question. L'ordre du programme est un conseil pour apprendre sans trou, pas une barrière : rien ne vous empêche de venir chercher une réponse tout de suite, puis de reprendre où vous en étiez.
Cette leçon fait partie du palier « Palier 3 — Aller plus loin »
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Vous savez maintenant faire apparaître presque n'importe quoi. Cette leçon pose les quatre limites qui protègent les autres, et vous avec eux. Trois questions avant de partager, et vous êtes tranquille.
La vidéo
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Dans cette leçon, nous posons les limites. À la fin, vous saurez quatre règles à appliquer avant de partager une image créée : la signaler, obtenir l'accord des personnes, respecter les droits des auteurs, et ne jamais fabriquer une preuve.
Une image créée ressemble à une photo. C'est ce qui la rend utile, et ce qui oblige à quelques précautions. Première règle : on ne fait pas passer une création pour une photo. Cinq mots suffisent. Deuxième règle : aucune personne réelle et reconnaissable sans son accord. Troisième règle : les droits des auteurs restent valables, même quand l'IA sait dessiner un personnage connu. Quatrième règle : une image créée ne sert jamais de preuve.
Le mécanisme est facile à comprendre. À partir de quelques images, un outil place une personne dans une scène qu'elle n'a jamais vécue. Vous avez vu les dégâts au Palier 1, avec ces personnalités qui vantent un placement qu'elles n'ont jamais recommandé. Le geste tient en une phrase : je demande l'accord avant de créer, et avant de partager. Pour un enfant, l'accord des parents est indispensable. En Suisse comme en France, les autorités disent la même chose : pas de publication sans consentement.
Regardez l'écran. Pour l'affiche d'un loto, nous demandons l'image d'un chanteur très connu tenant notre affiche. L'outil refuse : il ne représente pas une personne réelle dans une situation qu'elle n'a pas vécue. Il propose un chanteur imaginaire, et cela nous convient très bien. Retenez surtout ceci : un autre outil aurait peut-être accepté, et le droit n'aurait pas changé pour autant. Nous ajoutons en bas de l'affiche, en petits caractères : illustration créée avec une IA.
À vous maintenant. Choisissez un projet d'image que vous avez vraiment envie de fabriquer. Décrivez-le à votre assistant en précisant à qui vous le montreriez, et demandez-lui ce qui pose problème. Confrontez ses réserves aux quatre règles, puis écrivez en une ligne ce que vous changez. Vous ne pouvez rien casser : tant que l'image reste chez vous, rien n'est engagé.
Retenez ceci. Créer pour soi n'engage personne. Partager engage. Alors trois secondes avant d'envoyer : est-ce que je dis que c'est créé, est-ce que j'ai l'accord des personnes, est-ce que je respecte le travail d'un auteur. Et jamais d'image fabriquée comme preuve. Vous fermez ici l'étape des images. À la prochaine leçon, nous passerons au son, en faisant lire un texte par une voix.
L'idée
Avant de partager une image créée : je le dis, j'ai l'accord des personnes, je ne fabrique jamais de preuve.
Avant de partager une image créée : je le dis, j'ai l'accord des personnes, je ne fabrique jamais de preuve.
La démonstration
Voici l’exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.
Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.
Nous préparons l'affiche du loto d'une association. Quelqu'un propose une image amusante. Nous ouvrons Gemini et nous écrivons le nom d'un chanteur très connu. « Crée une image de ce chanteur, tenant l'affiche de notre loto. »
Exemple de réponse : « Je ne peux pas créer l'image d'une personne réelle identifiable. Encore moins dans une situation qu'elle n'a pas vécue, ou qui suggère un soutien de sa part. Je peux dessiner un chanteur imaginaire, avec une guitare et un micro, qui tient une affiche. Souhaitez-vous que je le fasse ? »
Nous acceptons, et nous obtenons un chanteur imaginaire, très bien pour notre affiche.
Deux enseignements ici. Le premier : le refus nous a rendu service. Le second est plus important. Un autre outil, ou une autre version, aurait peut-être accepté. Le droit, lui, n'aurait pas changé pour autant. Ce n'est pas l'outil qui décide de ce que nous avons le droit de diffuser.
Nous ajoutons ensuite en bas de l'affiche, en petits caractères : « illustration créée avec une IA ». Personne ne se demandera si ce chanteur soutient vraiment notre loto.
Et le membre qui avait eu l'idée n'a pas eu tort de la proposer. Il a eu raison de la soumettre avant de l'imprimer.
Les astuces qu'on aurait aimé connaître
Ce que nous avons appris en le ratant.
Ce que nous avons appris en le ratant. Rien d'obligatoire ici : ce sont des raccourcis, pas des règles de plus.
Ce qu'on a appris à nos dépens
Un visage réel ne se recopie pas, même pour une personne disparue
Nous avons posé une règle en quatre points avant de mettre en scène un personnage historique : mort, ton factuel, et un visage entièrement inventé par l'IA — jamais la reproduction d'une vraie photo. Pour une personne vivante, la règle reste l'accord, ou l'absence de visage.
Ce qu'on a appris à nos dépens
Un nom de marque se dit, il ne se met jamais en hashtag
Nous avons appris qu'on peut raconter les faits autour d'un film et même le nommer une fois dans le texte. Mais le mettre en hashtag change tout : c'est ce geste précis qui déclenche la détection automatique des plateformes, pas la mention elle-même dans une phrase.
Ce qu'on a appris à nos dépens
Utiliser une image IA peut obliger à citer l'outil, pas seulement à l'éviter
En lisant les conditions d'un générateur d'images, nous avons trouvé une clause que presque personne ne lit : elle impose d'attribuer l'image générée au service utilisé dès qu'on s'en sert, même pour un usage qui n'a rien à voir avec sa marque.
L'exercice guidé
Choisissez un projet d'image réel, que vous avez vraiment envie de fabriquer.
Pour vous entraîner, choisissez un exemple fictif et gardez vos informations personnelles hors de la conversation.
La consigne à copier
Voici ce que je veux faire avec une image créée par IA : [décrivez votre projet : illustrer une affiche, faire une carte pour un proche, publier sur un groupe]. L'image montrerait [le sujet, et s'il y a une personne reconnaissable, un personnage connu ou un logo]. Je compte la [garder pour moi, envoyer à ma famille, publier publiquement]. Posez-moi les questions qui manquent, puis dites-moi ce qui pose problème et ce que je peux faire à la place.
Les passages en couleur, entre crochets, sont à remplacer par vos mots.
- Choisissez un projet d'image réel, que vous avez vraiment envie de fabriquer.
- Décrivez-le à votre assistant avec la demande ci-dessus, en précisant à qui l'image serait montrée.
- Lisez ses questions et ses réserves, puis confrontez-les aux quatre règles de la leçon.
- Écrivez en une ligne ce que vous changez : mention ajoutée, accord à demander, personnage remplacé.
- Créez l'image corrigée, et ajoutez la mention avant de la partager.
Comment revenir au cours après l’essai ?
Sur ordinateur, gardez le cours dans un onglet et ouvrez l’assistant dans un autre. Sur téléphone, revenez à l’application ou à l’onglet du cours après avoir envoyé votre demande. Vous pourrez retrouver ces étapes ici.
À cocher quand c'est fait
Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :
Le quiz de la leçon
5 questions, une à la fois, la réponse expliquée tout de suite.
5 questions, une à la fois. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.
1. Votre filleul de huit ans rêve d'être astronaute. Vous créez une image de lui dans une combinaison spatiale. Que faites-vous ensuite ?
Pour un enfant, l'accord des parents commande toute diffusion, et il est exigé sans exception. La créer pour la famille est une chose, la publier en est une autre. Réflexe : un enfant, l'accord des parents, à chaque fois.
2. Une association vous demande une affiche montrant un personnage de dessin animé très connu, pour attirer les enfants. Que proposez-vous ?
Un personnage connu appartient à un studio, et une bonne cause ne change rien à cette règle. Une création originale coûte le même temps et ne risque rien. Réflexe : original ou libre de droits, jamais emprunté.
3. Votre cave a été inondée. La photo réelle rend mal, et vous savez créer une image plus parlante pour l'assurance. Que faites-vous ?
Une image fabriquée envoyée à une assurance est un faux, quelles que soient les intentions. Une photo imparfaite se complète par des explications écrites, jamais par une reconstitution. Réflexe : pour une preuve, je photographie le réel.
4. Une amie vous envoie une image où une conseillère fédérale recommande un placement financier. Que faites-vous ?
Ces images servent des escroqueries à l'investissement et circulent parce qu'on les repartage de bonne foi. Ne pas relayer coûte dix secondes et arrête la chaîne. Réflexe : une personnalité qui vend un placement, c'est un faux.
5. Vous publiez sur un groupe de village une belle image de la place, créée par une IA. Que mettez-vous avec ?
Sur un groupe local, une image crédible devient vite un souvenir que d'autres reprennent comme vrai. Cinq mots suffisent à lever l'ambiguïté. Réflexe : je signale ce que j'ai fabriqué.
Garder votre place
Et maintenant
D'ici demain, reprenez une image créée que vous avez déjà envoyée à quelqu'un et ajoutez la mention, même en retard.
D'ici demain, reprenez une image créée que vous avez déjà envoyée à quelqu'un et ajoutez la mention, même en retard. Puis relisez vos quatre règles à voix haute.
Donner mon avis sur cette leçon
Comment avez-vous trouvé cette leçon ?
Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.
Les mots de cette leçon
- Droit à l'image
- Le droit de chacun de décider si son image peut être prise, diffusée et dans quel contexte.
- Consentement
- L'accord donné librement par une personne, en sachant où et comment son image sera utilisée.
- Droits d'auteur
- Les droits d'un créateur sur son œuvre : un personnage, une illustration, une photographie, un logo.
- Usage personnel
- Une utilisation privée, sans vente ni promotion : ce que permettent la plupart des versions gratuites.
- Marque invisible
- Une signature inscrite dans certaines images créées par IA, indétectable à l'œil, qui trahit leur origine.