Est-ce que c'est une arnaque ?
Si c'est en train de se passer, faites ceci d'abord
Raccrochez. Ou ne répondez pas.
Puis rappelez vous-même, sur un numéro que vous connaissiez déjà : celui au dos de votre carte bancaire, celui de votre proche dans votre répertoire, celui écrit sur un courrier que vous avez reçu. Jamais le numéro qu'on vient de vous donner, jamais celui affiché sur l'écran de l'appel.
Raccrocher n'est pas impoli, et vous ne perdez rien : un vrai conseiller, un vrai proche, un vrai service public comprendront très bien que vous rappeliez. Un escroc, lui, ne le supporte pas — c'est exactement pour cela que ce geste règle presque tout.
Cinq questions, trente secondes
Répondez pour ce message, cet appel ou ce courriel précis.
Si c'est déjà arrivé
Cinq gestes, dans cet ordre. L'ordre compte : le premier limite la perte.
- Votre banque, tout de suite, au numéro au dos de votre carte : faites bloquer la carte ou le virement. Certains virements se rattrapent s'ils sont signalés dans l'heure.
- Vos mots de passe, en commençant par votre boîte mail — c'est elle qui ouvre tout le reste.
- Gardez les preuves : captures d'écran, numéro appelant, courriels. Ne supprimez rien.
- Signalez l'arnaque à l'organisme compétent de votre pays.
- Portez plainte à la police, même si la somme vous paraît petite : c'est ce qui permet de relier les affaires entre elles.
Pour ne plus vous poser la question
Ces réflexes s'apprennent une fois, et servent pour toute la vie : les quatorze leçons du parcours « Se protéger » reprennent chacune de ces situations en détail — le faux appel d'un proche, le faux conseiller bancaire, la fausse vidéo, le faux profil amoureux — avec, à chaque fois, le geste qui la désamorce.
Cette page ne conserve rien et n'envoie rien. Vos réponses restent sur cet appareil, et disparaissent quand vous fermez la page. Vous accompagnez quelqu'un ?