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L'IA en main

Se protéger : arnaques, fausses vidéos, vie privée · Les arnaques qui utilisent l'IA · Leçon 3 sur 14

Le message parfait : SMS, courriel, WhatsApp

À faire

Un SMS de la Poste, un courriel de votre banque, un « Salut maman » sur WhatsApp : sans une seule faute. Cette leçon vous apprend à regarder les deux choses qui ne mentent jamais, l'expéditeur réel et le lien réel, et à signaler le message en trente secondes.

Objectif : À la fin, vous saurez vérifier l'expéditeur réel et le lien réel avant tout clic, quelle que soit la qualité du français, et signaler le message en trente secondes.

La vidéo

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Transcription (le texte de la vidéo)

Bonjour. Aujourd'hui, les messages parfaits : un SMS de la Poste, un courriel de la banque, un « Salut maman » sur WhatsApp. Plus aucune faute, le bon logo, le bon vocabulaire. Nous allons voir les deux choses qui ne mentent jamais, et le geste qui vous met à l'abri.

Autrefois, un escroc se trahissait par ses fautes. Avec l'IA, il écrit comme votre banque. Cybermalveillance.gouv.fr le constate : les fautes de français sont moins présentes qu'autrefois. Ce qui ne se maquille pas, c'est l'expéditeur réel, la partie après le signe @, et le lien réel, que vous affichez par un appui long ou un survol.

Un numéro inconnu écrit sur WhatsApp : « Salut maman, mon téléphone est cassé, voici mon nouveau numéro. » Deux messages plus tard, une facture urgente à payer, parce que l'application bancaire ne marche pas encore. L'Office fédéral de la cybersécurité décrivait ce scénario en avril 2026. Le geste : appeler l'ancien numéro, celui de votre répertoire. Il répond.

Autre exemple, signalé par cybercrimepolice.ch en décembre 2025 : un courriel d'un transporteur, un colis retenu, quelques francs de frais de douane. Le lien mène à une copie très convaincante du site officiel. Les frais ne sont jamais payés : le formulaire sert à prendre votre numéro de carte. En France, l'hameçonnage a représenté un tiers des demandes d'aide des particuliers en 2025.

Un seul geste : je ne clique pas, j'y vais moi-même. J'ouvre l'application que j'ai déjà, ou je tape l'adresse que je connais. Pour un proche, j'appelle son ancien numéro. Ensuite, je signale en trente secondes : cybercrimepolice.ch en Suisse, le 33700 en France, suspicious@safeonweb.be en Belgique. Puis je supprime.

Dans l'exercice, vous confiez à votre assistant un message suspect que vous avez reçu, en cachant les noms et les numéros. Il vous montre ce qui cloche. Puis il vous entraîne avec dix adresses à trier, vraies ou imitées. Vous ne pouvez rien casser.

Un message parfait ne prouve rien. Je regarde l'expéditeur réel et le lien réel, et je ne clique jamais : je passe par mon propre chemin. Ce chemin-là, personne ne peut l'imiter. À la prochaine leçon.

L'idée

Un message parfait ne prouve rien : je regarde l'adresse réelle et le lien réel, et je ne clique jamais.

La démonstration

Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.

Le cas est reconstitué à partir des descriptions de cybercrimepolice.ch (mai 2025) et de l'Office fédéral de la cybersécurité (avril 2026). Aucun nom réel.

**Ce que la personne voit.** Un samedi matin, un message WhatsApp d'un numéro inconnu, avec la photo de profil d'un jeune homme de dos : « Salut maman, mon téléphone est tombé dans l'eau, voici mon nouveau numéro. Enregistre-le et supprime l'ancien. » Le style est celui de son fils, jusqu'au petit cœur à la fin. Deux messages plus loin, la suite : « J'ai une facture qui doit partir aujourd'hui, 1 850 francs, et mon application de banque n'est pas encore active sur ce téléphone. Est-ce que c'est possible de la payer pour moi ? Je rembourse lundi. » Suit un IBAN, au nom d'une personne inconnue.

**Ce qui devait alerter.** Un numéro inconnu qui demande d'effacer l'ancien. Une demande d'argent après trois messages. Une raison qui empêche toute vérification (l'application « pas encore active »). Un IBAN au nom d'un tiers.

**Le geste qui sauve.** La personne n'écrit rien de plus. Elle ouvre son répertoire et appelle son fils sur son numéro habituel, celui qu'on lui demande de supprimer. Il décroche depuis son jardin : son téléphone va très bien. Elle fait une capture d'écran de la conversation, bloque le numéro inconnu, et envoie la capture sur cybercrimepolice.ch. Trois minutes en tout.

Le soir, elle en parle à sa sœur, qui reçoit le même message le lendemain. Cette fois, la sœur sait déjà quoi faire.

L'exercice guidé

Vous ne pouvez rien casser.

Vous ne pouvez rien casser. 1) Prenez un message suspect reçu récemment (SMS, courriel ou WhatsApp). N'ouvrez aucun lien. 2) Recopiez son texte dans votre assistant, en remplaçant les noms, numéros et liens par des crochets, par exemple [lien vers poste-livraison-ch.net] : seul le début de l'adresse suffit. 3) Collez le texte d'exercice ci-dessus et envoyez. 4) Faites le test des dix adresses, sans vous presser. 5) Signalez le message réel par le canal de votre pays (33700, suspicious@safeonweb.be ou cybercrimepolice.ch), puis supprimez-le.

La consigne à copier :

Je m'entraîne à examiner un message suspect. Voici un message que j'ai reçu, où j'ai remplacé les noms, numéros et liens par des crochets : [collez ici le message]. Analysez-le comme un enquêteur, sans jamais me dire de cliquer : 1) qui est l'expéditeur réel et ce qui cloche, 2) où mène le lien d'après son adresse, 3) quels signaux de pression ou d'urgence, 4) le geste sûr à faire, 5) où le signaler selon mon pays (Suisse, France ou Belgique). Ensuite, entraînez-moi : donnez-moi dix adresses fictives, cinq d'expéditeurs et cinq de liens, en mélangeant des adresses plausibles et des imitations (une lettre en plus, un tiret, une terminaison inhabituelle), sans marque réelle. Demandez-moi de dire lesquelles sont douteuses, puis corrigez-moi en expliquant. Terminez par le mot VÉRIFIÉ.

Trois vérifications

Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :

Le quiz de la leçon

5 questions. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.

1. Un SMS sans faute : « La Poste : votre colis est retenu, 2,90 francs de frais de douane à régler ici : [lien] ». Vous attendez justement un colis. Vous…

2. Un courriel de votre banque, sans faute, avec le bon logo, vous demande de « confirmer vos informations » sous 24 heures. Quel élément regardez-vous en premier ?

3. Sur WhatsApp, un numéro inconnu écrit « Salut maman, nouveau numéro », puis demande 1 850 euros pour une facture urgente, l'application bancaire « ne marchant pas encore ». Vous…

4. Comment voir où mène vraiment un lien reçu sur votre téléphone, sans l'ouvrir ?

5. Vous avez reçu un SMS frauduleux. Pour être utile aux autres, vous…

Et maintenant

D'ici demain, faites un appui long sur un lien d'un message sans danger, par exemple une lettre d'information que vous recevez déjà : regardez l'adresse s'afficher. Le geste connu, il vous servira à chaque doute. Nous vous reposerons une question dans 3 jours.

Comment avez-vous trouvé cette leçon ?

Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.

Cette leçon vous a-t-elle servi ?
Et le rythme ?

Anonyme. Nous ne demandons ni votre nom ni votre adresse.

Les mots de cette leçon

Hameçonnage
Un message qui imite une banque, une administration, un service ou un proche pour vous faire cliquer et donner vos codes ou votre numéro de carte.
Nom de domaine
La partie de l'adresse qui suit le signe @ dans un courriel, ou qui suit https:// dans un lien, jusqu'au premier trait oblique.
Appui long
Garder le doigt appuyé sur un lien, sur un téléphone, pour afficher son adresse réelle sans l'ouvrir.

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