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L'IA en main

Se protéger : arnaques, fausses vidéos, vie privée · Les arnaques qui utilisent l'IA · Leçon 4 sur 14

La fausse vidéo : célébrité qui vend un placement, faux journal télévisé

À faire

Un acteur connu affirme gagner 1 000 euros par jour grâce à une plateforme. Un présentateur du journal télévisé le confirme. Tout est fabriqué, en quelques heures. Cette leçon vous apprend à juger la source plutôt que l'image, et à reconnaître la promesse qui n'existe pas.

Objectif : À la fin, vous saurez repérer une publicité truquée, retrouver la vraie source d'une vidéo, et vous saurez qu'un placement miracle n'existe pas.

La vidéo

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Transcription (le texte de la vidéo)

Bonjour. Aujourd'hui, une vidéo qui a tout d'un vrai journal télévisé : un présentateur connu, une célébrité, et une plateforme qui rapporterait mille euros par jour. Tout est fabriqué. Nous allons voir comment, et surtout les deux questions qui vous protègent.

Une fausse vidéo reconstruit le visage et la voix d'une personne connue. On y ajoute le logo d'une chaîne et un faux article de journal. L'IA ne sert qu'à l'appât. La suite est un centre d'appels : un conseiller aimable, un premier versement de 250 francs, un tableau de bord qui monte tout seul, puis des demandes bien plus grosses. L'argent n'a jamais été placé.

L'Office fédéral de la cybersécurité a reçu 3 485 annonces d'escroquerie à l'investissement au premier semestre 2025, presque cinq fois plus qu'un an plus tôt. Il a même signalé des vidéos truquées d'une conseillère fédérale. En France, l'Autorité des marchés financiers alertait en août 2026 sur de faux articles imitant de grands médias.

Quatre signaux reviennent toujours. La promesse : un gain élevé, rapide, sans risque. La source : une publicité, pas le site du média. L'urgence : des places limitées. Et le premier petit versement, présenté comme un essai. C'est l'hameçon.

Vous n'avez pas à démasquer la vidéo image par image. Vous posez deux questions. D'où vient-elle ? Je vais sur le site de la chaîne : si l'interview n'y est pas, elle n'existe pas. Que promet-elle ? Un rendement élevé et garanti n'existe pas. Et avant tout versement, je tape le nom sur la liste d'alerte de la FINMA ou la liste noire de l'AMF.

Dans l'exercice, votre assistant décrit une fausse publicité entièrement inventée, sans personne réelle. Vous répondez à trois questions, puis vous refusez le premier versement face à un faux conseiller. Vous ne pouvez rien casser. Ensuite, vous ouvrez la liste d'alerte de la FINMA ou la liste noire de l'AMF, et vous y tapez le nom d'une plateforme vue en publicité.

Je juge la source, pas l'image. Et un placement à la fois sûr et très rentable n'existe pas. Deux questions, aucune compétence technique. C'est tout ce qu'il faut pour laisser passer la publicité suivante. Mettez ces listes en favori : la prochaine vérification ne durera que trente secondes. À bientôt.

L'idée

Je juge la source, pas l'image ; et un placement à la fois sûr et très rentable n'existe pas.

La démonstration

Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.

Le cas est reconstitué à partir des descriptions de l'Office fédéral de la cybersécurité (février et septembre 2025) et de l'observatoire De Facto (février 2024). Aucune personne réelle.

**Ce que la personne voit.** Sur Facebook, une publicité : un extrait de journal télévisé, le logo d'une grande chaîne, un présentateur connu qui interroge un homme d'affaires célèbre. Celui-ci explique qu'une plateforme « ouverte à tous » rapporte 1 000 francs par jour. Sous la vidéo, un lien vers un article au nom d'un quotidien réputé. La personne laisse son prénom et son numéro « pour en savoir plus ».

**Ce qu'elle entend.** Dix minutes plus tard, un « conseiller » appelle. Chaleureux, patient. Il ne demande que 250 francs, « pour voir ». Trois jours après, un tableau de bord affiche +18 %. Le conseiller rappelle : avec 5 000 francs, ce serait bien plus.

**Ce qui devait alerter.** Une interview qui n'apparaît que dans une publicité. Une promesse de gain quotidien sans risque. Un inconnu qui rappelle en dix minutes. Un premier « petit » versement, puis un chiffre qui monte tout seul.

**Le geste qui sauve.** Avant le deuxième versement, la personne va sur le site de la chaîne. L'interview n'existe pas. Elle tape le nom de la plateforme dans la liste d'alerte de la FINMA : la société y figure. Elle ne répond plus au conseiller, qui insiste puis menace. Elle prévient sa banque, dépose plainte pour les 250 francs, et signale la publicité à Facebook et à l'OFCS.

Elle a perdu 250 francs. Sans les deux questions, elle en aurait perdu 5 000, puis les « frais de déblocage ».

L'exercice guidé

Vous ne pouvez rien casser.

Vous ne pouvez rien casser. 1) Ouvrez votre assistant en version gratuite et collez le texte ci-dessus. 2) Répondez aux trois questions avec vos mots. 3) Jouez la scène du conseiller : dites non au premier versement, quel que soit l'argument. 4) Ouvrez la liste d'alerte de la FINMA (Suisse) ou Protect Épargne de l'AMF (France), et tapez le nom d'une plateforme dont vous avez déjà vu la publicité. 5) Notez la phrase du conseiller qui vous a le plus tenté : c'est celle à reconnaître la prochaine fois.

La consigne à copier :

Je m'entraîne à reconnaître une publicité de placement truquée. Décrivez-moi, en huit lignes, une fausse publicité vidéo entièrement fictive : une personnalité inventée (aucune personne réelle), un faux journal télévisé, une promesse de gain. N'utilisez aucune marque ni aucun média réels. Puis posez-moi trois questions, une par une, et corrigez chaque réponse : 1) quelle est la source réelle de cette vidéo et comment je la vérifie, 2) quelle promesse est impossible, 3) quel geste je fais si un « conseiller » m'appelle. Ensuite, jouez ce conseiller au téléphone en trois répliques, pour que je m'entraîne à refuser le « premier petit versement ». Faites le bilan de mes réponses. Terminez par le mot VÉRIFIÉ.

Trois vérifications

Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :

Le quiz de la leçon

5 questions. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.

1. Une vidéo montre un acteur célèbre expliquant qu'il gagne 1 000 euros par jour grâce à une plateforme. Quel est le premier réflexe utile ?

2. Après votre inscription, un « conseiller » très aimable vous appelle et propose d'essayer avec 250 euros seulement. Ce petit montant sert à…

3. Dans un faux journal télévisé, qu'est-ce qu'une IA ne peut pas imiter ?

4. Une plateforme promet 15 % par mois, « sans aucun risque, capital garanti ». Cette phrase est…

5. Vous avez versé 3 000 euros et vous voulez retirer. On vous réclame 800 euros de « frais de déblocage ». Vous…

Et maintenant

D'ici demain, mettez en favori la liste d'alerte de la FINMA (Suisse) ou Protect Épargne de l'AMF (France). La prochaine publicité de placement que vous verrez, vous y taperez le nom en trente secondes. Nous vous reposerons une question dans 3 jours.

Comment avez-vous trouvé cette leçon ?

Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.

Cette leçon vous a-t-elle servi ?
Et le rythme ?

Anonyme. Nous ne demandons ni votre nom ni votre adresse.

Les mots de cette leçon

Fausse vidéo (deepfake)
Une vidéo fabriquée par une IA, qui montre une personne réelle en train de dire ou faire ce qu'elle n'a jamais dit ni fait.
Liste d'alerte, liste noire
Une liste publiée par une autorité (FINMA en Suisse, AMF en France) des sociétés qui proposent des placements sans autorisation.
Recherche inversée d'image
Une recherche à partir d'une image (Google Lens) qui montre les sites où elle est déjà apparue.

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