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L'IA en main

L'IA en famille : enfants et petits-enfants · Transmettre · Leçon 12 sur 13

L'arbre généalogique

À faire

Quatre générations tiennent sur une feuille, à condition de commencer par soi et de noter d'où vient chaque information. Cette leçon donne la méthode, les adresses où chercher, et la règle qui protège les vivants.

Objectif : À la fin, vous saurez bâtir un arbre lisible où chaque information porte sa source, et vous saurez où chercher les documents en Suisse et en France.

La vidéo

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Transcription (le texte de la vidéo)

Dans cette leçon, nous bâtissons un arbre généalogique lisible. Quatre générations sur une feuille, une colonne pour la source, et des adresses précises où chercher les documents. En Suisse et en France.

Un arbre se construit à l'envers du temps. On part de soi, on remonte aux parents, puis aux grands-parents. Pour chacun, six éléments : le nom, les prénoms, la naissance, le mariage, le décès, la profession. Et une septième colonne, la plus importante : la source. D'où vient cette date. Une information sans source n'entre pas dans l'arbre : elle attend dans une liste à part. Cette discipline vous évitera de recopier une erreur pendant vingt ans.

En Suisse, le point de départ n'est pas Berne. Les Archives fédérales renvoient d'abord aux archives des communes et des cantons d'origine, et à l'état civil. Elles n'interviennent que pour les dossiers fédéraux : naturalisation, émigration. Retenez la commune d'origine, transmise par filiation, qui n'est pas le lieu de naissance. En France, la recherche se fait aux archives départementales, dont une grande partie est en ligne et gratuite. Les archives publiques sont communicables de plein droit, sauf délai prévu par la loi.

Regardez l'écran. Nous donnons nos notes en vrac à l'assistant, et nous demandons un tableau à sept colonnes, avec inconnu partout où l'information manque. Le tableau revient propre. Mais en relisant ligne à ligne, nous trouvons une invention : morte après la guerre est devenu vers mille neuf cent quarante-six. Nous remettons inconnu. Puis nous faisons rédiger une courte lettre à l'office de l'état civil, avec des crochets à remplir nous-mêmes.

À vous maintenant. Écrivez à la main ce que vous savez de vos quatre grands-parents, avec l'origine de chaque information. Retirez toute donnée concernant une personne vivante avant d'ouvrir l'assistant. Demandez le tableau, puis relisez ligne à ligne et barrez chaque date déduite. Choisissez enfin une seule case manquante, et préparez la lettre ou l'appel qui la remplira. Vous ne pouvez rien casser.

Retenez trois règles. Une information sans source n'entre pas dans l'arbre. L'IA met en forme et prépare les lettres, mais elle ne connaît pas votre famille : ce qu'elle affirme sur vos ancêtres est inventé. Et les personnes vivantes ne s'écrivent pas : remplacez leurs dates par la mention vivant, et gardez le détail chez vous. Enfin, une trouvaille délicate se dit d'abord à la personne concernée, jamais au groupe familial. À la prochaine leçon, nous garderons le lien à distance.

L'idée

Une information sans source n'entre pas dans l'arbre. L'IA met en forme et prépare les questions ; elle ne connaît pas votre famille.

La démonstration

Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.

Nous avons griffonné nos notes sur trois feuilles. Nous les donnons à l'assistant pour les mettre au propre.

Notre demande : « Voici des notes de généalogie en vrac. Rendez-moi un tableau avec ces colonnes : nom, prénoms, naissance, mariage, décès, profession, source. Une ligne par personne. N'ajoutez aucune information absente de mes notes. Quand une case est vide, écrivez inconnu. Pour les personnes encore vivantes, écrivez vivant au lieu de la date. Voici les notes : Louis Berger, né à Yverdon, mort en 1948, menuisier, dit par ma mère. Marie Berger née Curchod, mariée à Louis, morte après la guerre. »

Exemple de réponse : « Berger, Louis. Naissance : inconnue, lieu Yverdon. Mariage : avec Marie Curchod, date inconnue. Décès : 1948. Profession : menuisier. Source : témoignage de ma mère. — Berger, Marie, née Curchod. Naissance : inconnue. Mariage : avec Louis Berger, date inconnue. Décès : vers 1946. Source : témoignage. »

Nous relisons ligne à ligne. Une erreur s'est glissée : « morte après la guerre » est devenu « vers 1946 ». L'IA a comblé un vide. Nous remettons « inconnu, après la guerre ».

Nous préparons ensuite la suite du travail. Nous demandons une lettre courte à l'office de l'état civil d'Yverdon, avec les crochets à remplir nous-mêmes. Puis nous notons trois questions pour notre tante, qui a connu Louis.

L'exercice guidé

Vous ne pouvez rien casser.

Vous ne pouvez rien casser. 1. Écrivez à la main ce que vous savez de vos quatre grands-parents, en notant à côté d'où vient chaque information. 2. Retirez de vos notes toute donnée concernant une personne vivante, avant d'ouvrir l'assistant. 3. Collez la demande ci-dessus avec vos notes, et lisez le tableau ligne à ligne. 4. Barrez toute date que l'IA a déduite, et remettez « inconnu » à la place. 5. Choisissez une seule information manquante, et préparez la lettre ou l'appel qui permettra de la trouver.

La consigne à copier :

Voici des notes de généalogie en vrac. Rendez-moi un tableau avec ces colonnes : nom, prénoms, naissance, mariage, décès, profession, source. Une ligne par personne. N'ajoutez aucune information absente de mes notes, et ne déduisez aucune date. Quand une case est vide, écrivez « inconnu ». Pour les personnes encore vivantes, écrivez « vivant » à la place des dates et des lieux. Terminez par la liste des informations manquantes les plus utiles à chercher en priorité. Voici mes notes : [vos notes, sans aucune donnée sur une personne vivante].

Trois vérifications

Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :

Le quiz de la leçon

5 questions. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.

1. Vous démarrez votre arbre. Par où commencez-vous ?

2. Vous cherchez l'acte de naissance d'un arrière-grand-père né en Suisse. Où vous adressez-vous d'abord ?

3. L'IA transforme votre note « morte après la guerre » en « vers 1946 ». Que faites-vous ?

4. Votre arbre contient votre fille, vivante, avec sa date et son lieu de naissance. Que faites-vous avant de l'envoyer à une IA ?

5. Vos recherches révèlent une adoption dont personne ne parlait. Comment procédez-vous ?

Et maintenant

D'ici demain, écrivez sur une feuille ce que vous savez de vos quatre grands-parents, avec la source de chaque information à côté. Entourez la case vide qui vous manque le plus, et notez qui pourrait la remplir. Nous vous reposerons une question dans 3 jours.

Comment avez-vous trouvé cette leçon ?

Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.

Cette leçon vous a-t-elle servi ?
Et le rythme ?

Anonyme. Nous ne demandons ni votre nom ni votre adresse.

Les mots de cette leçon

Source
L'origine d'une information généalogique : un acte, un livret de famille, une lettre, ou le témoignage nommé d'une personne.
Commune d'origine
En Suisse, la commune de bourgeoisie transmise par filiation ; elle diffère du lieu de naissance et détient souvent les registres.
Registres paroissiaux
Les registres de baptêmes, mariages et sépultures tenus avant l'état civil, conservés aux archives cantonales ou départementales.
Communicabilité
La règle qui dit à partir de quand un document d'archives publiques peut être consulté ; le service d'archives indique le délai.
Mention « vivant »
Ce que l'on écrit à la place des dates et des lieux d'une personne encore en vie, pour protéger ses données.

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