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L'IA en main

L'IA en famille : enfants et petits-enfants · Ce que les jeunes font avec l'IA · Leçon 2 sur 13

L'IA à l'école : ce qui est permis, ce qui ne l'est pas

À faire

« Tout le monde le fait en classe. » Vous n'avez rien à répondre, faute de connaître la règle. Aujourd'hui, vous saurez ce que l'école autorise vraiment, des deux côtés de la frontière. Et où lire la règle qui vaut pour son établissement.

Objectif : À la fin, vous saurez ce que les règles scolaires autorisent en France et en Suisse romande, et vous saurez en parler sans juger.

La vidéo

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Transcription (le texte de la vidéo)

Dans cette leçon, nous regardons ce que l'école autorise vraiment. En France et en Suisse romande, les règles existent, elles sont écrites, et elles sont plus nuancées qu'on ne le croit. À la fin, vous saurez où lire celle qui s'applique à votre petit-fils.

Le ministère français a publié un cadre d'usage en juin deux mille vingt-cinq. Trois repères en sortent. L'âge d'abord : pas de compte élève avant treize ans. La classe ensuite : l'usage pédagogique devient possible à partir de la quatrième, encadré par l'enseignant. La fraude enfin : rendre un devoir écrit par une IA, sans autorisation et sans travail personnel, est traité comme un devoir écrit par quelqu'un d'autre.

En Suisse, l'école est cantonale. La Conférence intercantonale de l'instruction publique a adopté des recommandations en deux mille vingt-cinq : former les enseignants, encadrer les usages, développer l'esprit critique. Chaque canton publie ensuite son guide. À la rentrée deux mille vingt-six, Vaud et Fribourg ont fourni des outils aux élèves de douze à quinze ans. Pendant ce temps, neuf élèves du secondaire sur dix utilisent déjà l'IA, mais moins d'un cinquième sous la surveillance d'un enseignant.

Regardez l'écran. Nous demandons à l'assistant ce que dit le cadre officiel pour un élève de quatrième. Il répond en cinq lignes, et il ajoute une phrase précieuse : il ne connaît pas le règlement de l'établissement. Nous prenons le relais là. Sur le site du collège, la charte numérique tranche vraiment : l'IA est admise pour s'entraîner, refusée pour les travaux notés. Deux minutes ont transformé une inquiétude en fait vérifiable.

À vous maintenant. Demandez à votre assistant le résumé des règles pour la classe et le pays concernés, avec la source et la date. Puis cherchez sur le site de l'établissement le règlement ou la charte numérique. Comparez : notez le point où l'école est plus stricte. Vous ne pouvez rien casser, et rien de ce que vous lirez n'engage personne.

Retenez la ligne. L'IA peut aider à comprendre, elle ne peut pas signer à la place de l'élève. La différence ne tient pas à l'outil, mais à ce qu'on présente comme sien. Et la règle qui compte est celle de l'établissement, écrite dans sa charte. Demandez ce que les enseignants ont dit : souvent l'élève la connaît mieux que l'adulte. À la prochaine leçon, nous verrons les risques propres à ces outils.

L'idée

L'IA est admise comme aide au travail, jamais comme auteur du devoir rendu. La règle exacte se lit dans l'établissement.

La démonstration

Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.

Nous ouvrons notre assistant et nous écrivons : « Mon petit-fils est en classe de quatrième, en France. Que dit le cadre officiel du ministère de l'Éducation nationale sur l'usage de l'IA pour les devoirs ? Répondez en cinq lignes. Dites-moi clairement ce dont vous n'êtes pas sûr. »

Exemple de réponse : « Le cadre publié en juin 2025 autorise un usage pédagogique de l'IA à partir de la quatrième. Cet usage est encadré par l'enseignant. La création d'un compte élève est interdite avant 13 ans. Utiliser l'IA pour rendre un devoir sans autorisation est assimilé à une fraude. Les outils doivent respecter la protection des données. Je ne connais pas le règlement particulier de son établissement : il peut être plus strict. »

Nous vérifions. Les quatre premiers points correspondent au cadre officiel, que nous ouvrons pour comparer. Le dernier point est le plus utile : l'assistant reconnaît sa limite au lieu de l'inventer.

Nous poursuivons donc là où il s'arrête. Nous cherchons le règlement intérieur du collège sur son site, et la charte numérique signée à la rentrée. Nous y trouvons la phrase qui tranche vraiment : l'IA est admise pour s'entraîner, refusée pour les travaux notés.

Deux minutes de vérification ont transformé une opinion en fait vérifiable. C'est ce fait, et non notre inquiétude, que nous poserons sur la table.

L'exercice guidé

Vous ne pouvez rien casser.

Vous ne pouvez rien casser. 1. Ouvrez votre assistant en version gratuite, et collez la demande ci-dessus en remplaçant les crochets. 2. Lisez la réponse et repérez la phrase où l'assistant reconnaît ce qu'il ignore. 3. Cherchez ensuite sur le site de l'établissement le règlement intérieur ou la charte numérique. 4. Comparez les deux : notez le point où l'établissement est plus strict que la règle nationale. 5. Préparez une seule question ouverte à poser à l'enfant sur ce que les enseignants ont dit en classe.

La consigne à copier :

Mon [petit-fils ou petite-enfant] est en [classe : sixième, quatrième, seconde…], dans [le pays : la France ou le canton de …]. Résumez en cinq lignes ce que les règles officielles disent de l'usage de l'IA pour le travail scolaire à ce niveau : ce qui est autorisé, ce qui est interdit, ce qui compte comme fraude. Citez la source officielle et sa date. Terminez par la phrase : « Le règlement de l'établissement peut être plus strict, vérifiez-le. » Si vous n'êtes pas sûr d'un point, dites-le au lieu de l'inventer.

Trois vérifications

Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :

Le quiz de la leçon

5 questions. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.

1. Votre petite-fille, en classe de quatrième en France, a fait relire son texte d'histoire par une IA pour corriger l'orthographe, puis l'a rendu. Comment cela se situe-t-il ?

2. Un voisin affirme qu'« en Suisse, l'IA est interdite à l'école ». Que lui répondez-vous ?

3. Vous voulez connaître la règle qui s'applique réellement à votre petit-fils. Où la lisez-vous ?

4. L'assistant vous répond que « l'IA est autorisée dès la sixième ». Vous ne trouvez cette phrase nulle part ailleurs. Que faites-vous ?

5. Votre petit-fils vous dit que « tout le monde utilise l'IA en classe ». Quelle réponse ouvre la conversation ?

Et maintenant

D'ici demain, cherchez sur le site de l'établissement de l'enfant le règlement intérieur ou la charte numérique, et lisez le passage sur les outils numériques. Notez la phrase exacte qui parle de l'IA, ou notez qu'il n'y en a pas. Nous vous reposerons une question dans 3 jours.

Comment avez-vous trouvé cette leçon ?

Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.

Cette leçon vous a-t-elle servi ?
Et le rythme ?

Anonyme. Nous ne demandons ni votre nom ni votre adresse.

Les mots de cette leçon

Cadre d'usage
Le document publié par le ministère français en juin 2025 qui fixe les repères d'utilisation de l'IA à l'école.
CIIP
La Conférence intercantonale de l'instruction publique, qui coordonne l'école dans les cantons romands et le Tessin.
Charte numérique
Le document signé dans un établissement qui précise ce que les élèves peuvent faire avec les outils numériques.
Fraude scolaire
Le fait de présenter comme sien un travail produit par un autre, une personne ou une machine.

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