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L'IA en main

Palier 3 — Utiliser en confiance · Leçon 2 sur 8

Hameçonnage et faux messages : l'IA les rend parfaits

À faire

Le courriel de « votre banque » est impeccable : le logo est le bon, le français est parfait, votre nom est écrit sans erreur. Aujourd'hui, vous apprenez à regarder les deux seules choses qui ne mentent pas, et vous démasquez vous-même trois faux messages.

Objectif : À la fin, vous repérerez un courriel ou un SMS frauduleux, même sans faute d'orthographe.

La vidéo

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Transcription (le texte de la vidéo)

Un courriel de votre banque, sans faute, avec le bon logo et votre nom bien écrit. Avant, les fautes trahissaient les escrocs. Aujourd'hui, l'IA écrit leurs messages à leur place. En quatre minutes, vous saurez regarder ce qui ne se maquille pas.

L'idée à retenir : un message parfait ne prouve rien. Trois choses, elles, ne mentent pas. L'adresse réelle de l'expéditeur, cachée derrière le nom affiché. Le lien réel, qu'on découvre en survolant le bouton avec la souris, ou par un appui long sur le téléphone. Et la pression : vingt-quatre heures, compte fermé, colis en attente. Ce sont des filets jetés par milliers. Ce n'est pas une question d'intelligence. Sur un ordinateur comme sur un téléphone, ces trois indices se lisent en dix secondes.

Prenons un exemple. « Votre colis est en attente, réglez un euro quatre-vingt-dix-neuf sous vingt-quatre heures. » Le texte est parfait. On appuie sur le nom de l'expéditeur : l'adresse réelle ne finit pas par le nom de la poste. On survole le bouton sans cliquer : le lien mène vers un site inconnu. Un euro quatre-vingt-dix-neuf, ce n'est pas le prix du colis, c'est le prix de votre carte bancaire.

Le geste est toujours le même : ne jamais cliquer depuis le message. Vous ouvrez vous-même l'application déjà installée, ou vous tapez l'adresse du site. Si l'alerte est vraie, elle vous attend là aussi. Si rien n'apparaît, le message était faux. Vous le signalez, puis vous le supprimez. Et si vous avez cliqué et tapé vos codes, changez le mot de passe et appelez votre banque dans l'heure. Ce n'est pas une catastrophe.

À vous. Collez la demande de la leçon dans votre assistant. Il vous fabrique trois faux messages d'entraînement : un colis, une banque, une administration. Pour chacun, écrivez ce qui vous alerte, et ce que vous feriez. Puis demandez la solution. Vous verrez : vous trouvez les indices sans avoir besoin de la moindre faute d'orthographe. Et si un vrai message suspect dort dans votre boîte, copiez seulement son texte, sans votre nom ni vos numéros, et posez la même question à votre assistant.

Le logo et le français parfait se copient. Le chemin que vous prenez vous-même, non. Adresse réelle, lien réel, pression : vous savez maintenant où regarder. Signalez chaque faux message au service officiel de votre pays : cela protège aussi vos voisins. Prochaine leçon : la porte de tous vos comptes, votre boîte de courriels, et comment la verrouiller en deux étapes.

L'idée

Un message parfait ne prouve rien : je regarde l'adresse réelle et le lien réel, je ne clique jamais depuis le message, je vais moi-même sur le site officiel.

La démonstration

Voici l'exemple, entièrement fait sous vos yeux, avant que vous ne le fassiez vous-même.

**Le message.** Objet : « Action requise : votre colis est en attente ». Expéditeur affiché : « La Poste – Suivi ». Le texte est parfait : « Bonjour Madame Martin, votre colis n° 7RT-4471 n'a pas pu être livré. Des frais de douane de 1,99 euro doivent être réglés sous 24 heures, sans quoi le colis sera retourné à l'expéditeur. » Un bouton bleu : « Régulariser maintenant ».

**Ce qu'on regarde, pas à pas.** 1) On appuie sur le nom de l'expéditeur : l'adresse réelle est suivi@laposte-livraison-info.com. Elle ne finit pas par laposte.fr : premier signal. 2) On survole le bouton sans cliquer : l'adresse affichée commence par colis-suivi-express-eu.info. Rien à voir avec la poste : deuxième signal. 3) La pression : 24 heures, 1,99 euro. Troisième signal. On n'a rien cliqué.

**Le geste qui sauve.** On ouvre soi-même l'application ou le site officiel de suivi, avec le numéro du colis que l'on attend vraiment. Aucun colis en attente, aucuns frais. Le message était faux. On le transfère au numéro de signalement de son pays, puis on le supprime.

**La même vérification avec votre assistant.** On copie le texte du message, sans le nom ni le numéro, et on demande : « Est-ce un hameçonnage ? Explique-moi les indices. » Exemple de réponse : « Ce message présente plusieurs signes d'hameçonnage : l'adresse de l'expéditeur n'appartient pas au site officiel de La Poste, le lien mène vers un site inconnu, le délai de 24 heures crée une pression, et la petite somme sert souvent à récupérer les données de carte bancaire. Ne cliquez pas et vérifiez directement sur le site officiel. »

**Ce qu'on vérifie.** L'assistant a trouvé les mêmes indices que nous. Il n'a pas besoin de vos données pour les trouver. Et il conclut comme nous : aller soi-même sur le site officiel.

L'exercice guidé

Vous ne pouvez rien casser.

Vous ne pouvez rien casser. 1) Ouvrez votre assistant et collez le texte ci-dessus, en indiquant votre pays entre crochets. 2) Pour chaque message, écrivez ce qui vous alerte : le nom affiché, l'adresse réelle, le lien réel, la pression. 3) Écrivez ensuite ce que vous feriez : aller vous-même sur le site ou l'application officielle, sans cliquer. 4) Demandez la solution et comparez avec vos réponses. 5) Si vous avez un vrai message suspect dans votre boîte, copiez seulement son texte, sans votre nom ni vos numéros, et demandez : « Est-ce un hameçonnage ? Explique-moi les indices. »

La consigne à copier :

Crée 3 faux messages d'hameçonnage réalistes pour que je m'entraîne à repérer les indices : un SMS de livraison de colis, un courriel de banque, et un message d'une administration de [votre pays]. Pour chacun, indique le nom affiché, l'adresse réelle de l'expéditeur et l'adresse réelle du lien. Ne donne pas la solution tout de suite. Quand j'aurai écrit mes réponses, dis-moi pour chaque message les indices qui devaient m'alerter et le geste sûr à faire.

Trois vérifications

Cochez chaque phrase quand elle est vraie pour vous :

Le quiz de la leçon

5 questions. La réponse est expliquée tout de suite. Vous pouvez réessayer autant de fois que vous voulez : aucune note n'est gardée.

1. Un courriel parfait, sans faute, avec le logo de votre banque, vous demande de « confirmer vos informations » via un lien. Que faites-vous ?

2. Vous hésitez devant un courriel. Lequel de ces éléments vous renseigne vraiment sur sa provenance ?

3. Vous recevez un SMS : « Colis en attente, réglez 1,99 euro pour la livraison », avec un lien. Que faites-vous ?

4. Vous avez cliqué sur un lien et tapé votre mot de passe avant de comprendre que le message était faux. Que faites-vous ?

5. Sur WhatsApp, un numéro inconnu écrit : « Maman, c'est mon nouveau numéro, mon téléphone est cassé. Peux-tu payer une facture urgente pour moi ? » Que faites-vous ?

Et maintenant

D'ici demain : ouvrez votre boîte de courriels, choisissez un message récent d'une entreprise, et entraînez-vous à afficher l'adresse réelle de l'expéditeur et l'adresse réelle d'un lien, sans cliquer. Notez le numéro ou le site de signalement de votre pays près de l'ordinateur. Nous vous reposerons une question dans 3 jours.

Comment avez-vous trouvé cette leçon ?

Deux questions, dix secondes. Vos réponses servent à corriger les leçons suivantes : c'est notre seul moyen de savoir ce qui passe mal.

Cette leçon vous a-t-elle servi ?
Et le rythme ?

Anonyme. Nous ne demandons ni votre nom ni votre adresse.

Les mots de cette leçon

Hameçonnage
Un message qui imite une banque, une administration ou un service pour vous faire cliquer et donner vos codes.
Adresse réelle de l'expéditeur
L'adresse complète cachée derrière le nom affiché ; elle apparaît quand on passe la souris ou qu'on appuie sur le nom.
Survoler un lien
Poser la souris sur un lien sans cliquer : l'adresse de destination s'affiche en bas de l'écran. Sur téléphone, appui long.
Signalement
Transférer un message frauduleux au service officiel de son pays (33700 en France, cybercrimepolice.ch en Suisse, suspect@safeonweb.be en Belgique).

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